L’indispensable travail de terrain avec les acteurs locaux doit être complété régulièrement d’un regard statistique rétrospectif afin de comprendre les évolutions du territoire, des entreprises dominantes, des PME présentes, implantées, fermées et ses tendances émergentes de développement (secteurs d’activité, dynamique des zones d’activité, etc.). Ce regard économique rétrospectif permet d’avoir une vision prospective mieux établie :
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Connaître ses forces et faiblesses. Les spécialisations d’un territoire peuvent constituer des atouts (branches motrices) ou des faiblesses (secteurs peu créateurs de richesses ou d’emploi, en régression). Analyser la structure de son tissu permet de mieux situer ses points forts et ses points faibles.
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Améliorer sa communication, dans l’optique de renforcer l’attractivité en « ciblant » certains secteurs. Une fois connues ses spécialités et activités à potentiel, il est possible d’avoir une stratégie de communication pour attirer des entreprises permettant de renforcer les points forts et de réduire les points faibles.
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Evaluer les actions publiques. .L’aménagement public est coûteux, il est indispensable de pouvoir étudier le « retour sur investissement et de chiffrer les emplois créés par les différents programmes (impact des ZFU, de la création d’une zone d’activité, d’un pôle tertiaire, d’une politique de communication ou de prospection, de dispositions prises dans le cadre du PLU en matière de livraison de marchandises, etc.)
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Se comparer à d’autres territoires. Disposer d’indicateurs fiables permet de se situer par rapport à d’autres territoires, quelles faiblesses comparatives ? Quelle attractivité spécifique ?
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Préparer l’avenir. En connaissant mieux sa structure économique, on connaît mieux les points sur lesquels faire l’effort, on cible mieux ses actions, particulièrement dans un contexte financier de plus en plus tendu (impact des réformes successives de la fiscalité locale, tendances à la délocalisation industrielle, transferts de charges non compensés).
Dans ce cadre, Il s’agit de créer et analyser une série d’indicateurs et informations permettant d’avoir une connaissance approfondie des activités implantées. L’analyse est ainsi :
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Transversale. En effet, l’attractivité d’un territoire ne résulte pas uniquement de la qualité de sa desserte ou de ses infrastructures. Les caractéristiques sociologiques de la population, le cadre bâti, la qualité de vie et de ville, etc., sont des éléments qui peuvent s’avérer déterminants. Il faut donc un regard qui soit à la fois économique et sociologique et une vision de l’espace urbain pris dans son ensemble.
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La plus exhaustive possible. L’analyse ne peut se réduire aux grandes entreprises exportatrices ou vitrines du territoire. Plus de 90 % des acteurs économiques d’un territoire ont une vocation de proximité, que ce soit en direction des autres entreprises ou de la population (commerces, professions libérales, etc.). La densité et la diversité de ce tissu sont également des facteurs d’attractivité parce que cette diversité permet de répondre à des besoins multiples, variés, évolutifs dont les entreprises et les résidents ne peuvent se passer. Une mauvaise réponse à ces besoins pénalise l’attractivité et être en mesure d’étudier l’ensemble du tissu d’entreprise et non un échantillon permet de comprendre ce type d’enjeux.
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Comparative. On ne peut comprendre ses forces et faiblesses sans se comparer à d’autres territoires. Un des premiers critères de comparaison est le ratio nombre d’habitants/nombre d’entreprises, lequel permet d’avoir une première approche de la densité économique d’un territoire et de son attractivité intrinsèque. Mais ce n’est pas le seul et il faut pouvoir répondre à la question : Existe-t-il des spécialisations/déspécialisations comparativement à d’autres territoires et si oui lesquelles ? Dans ce cadre, il sera utile de comparer la collectivité à des territoires ayant des tailles et infrastructures comparables.
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Reproductible. Réaliser un diagnostic territorial est une opération onéreuse. Dans le même temps, il est nécessaire de suivre les évolutions du territoire au fil du temps. La solution réside dans le transfert de méthode et l’appropriation par la collectivité des sources, modes d’analyses et d’interprétation de celles-ci. En lien avec le travail régulier de relations avec les acteurs économiques que réalise le service, cette articulation des données quantitatives et d’analyses qualitatives constitue la base d’un transfert de méthode.
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